
Le lac du Salagou, plan d’eau artificiel créé en 1969 dans l’Hérault, s’étend sur environ 750 hectares au milieu des ruffes, des terres rouges formées il y a plus de 250 millions d’années. Grand Site de France avec Mourèze depuis juillet 2024, il accueille environ 550 000 visiteurs par an. On y vient pour se baigner, faire du paddle, du kayak ou de la voile, randonner jusqu’au sommet du Liausson ou parmi les dolomies de Mourèze, et visiter Celles, le hameau rescapé des eaux.
Des collines rouge sang plongeant dans une eau turquoise : le lac du Salagou offre l’un des paysages les plus étonnants de l’Hérault. Né d’un barrage achevé en 1969 entre Lodève et Clermont-l’Hérault, dans la région Occitanie, le lac couvre environ 750 hectares au cœur d’une vallée de ruffes, des argiles riches en oxyde de fer. Avec le cirque de Mourèze voisin, le site a obtenu le label Grand Site de France le 1er juillet 2024 et reçoit quelque 550 000 visiteurs chaque année. Voici comment profiter du lac du Salagou en famille ou entre amis : baignade, randonnées, sports nautiques, patrimoine et conseils pratiques.
La couleur des collines vient des ruffes, ou pélites, des sédiments déposés au Permien dans le bassin de Lodève. L’oxyde de fer qu’ils contiennent leur donne ce rouge profond qui contraste avec le bleu de l’eau. Des coulées de basalte noir et des reliefs calcaires complètent un décor reconnu pour sa géologie. Pour la plus belle lumière, venez en fin de journée, quand le soleil rasant enflamme les pentes.
Autour du lac du Salagou, plusieurs plages naturelles sont contrôlées chaque été, comme Le Mas à Celles ou l’ancienne route à Liausson, toutes deux classées en bonne qualité lors des prélèvements de 2026. Les rives sont souvent en pente douce et peu ombragées : prévoyez parasol, eau et chaussures adaptées. Toute approche est interdite dans un périmètre de 200 mètres autour de l’ouvrage. En plein été, les abords sont très fréquentés le week-end : arrivez tôt pour vous garer. À Octon, le relais nautique est un autre point d’accès apprécié des familles, et la pêche se pratique aussi depuis les rives du lac.
Le lac du Salagou se prête aux sports de glisse. Deux structures accueillent le public :
Les horaires changent selon la saison : renseignez-vous avant de venir, surtout hors juillet-août.
Point culminant des environs avec 535 mètres, il offre le meilleur panorama sur les presqu’îles et les ruffes. La boucle d’environ 7 km se fait en 2 à 3 heures, avec une montée soutenue.
Des sentiers balisés permettent de faire le tour du lac à pied ou à VTT, par tronçons, au fil d’une balade entre roches rouges et eau turquoise. Le passage par la presqu’île de Rouens, avec ses blocs sombres posés sur la terre rouge, est l’un des plus photographiés. En été, partez tôt : l’ombre est rare.
À quelques kilomètres au sud-est, le cirque de Mourèze est un chaos de rochers blancs sculptés par l’érosion. La boucle classique de 7,5 km, au départ du bourg, demande 2 h 30 à 3 heures pour un peu plus de 400 mètres de dénivelé ; avec de jeunes enfants, préférez le sentier des Courtinals, plus court. La maison de site, sur place, informe les visiteurs.
Lors de la construction du barrage, Celles devait être englouti par une seconde phase de remplissage. Ses quelque quatre-vingts habitants ont été expropriés, mais l’eau n’a jamais atteint les maisons : cette seconde phase n’a pas eu lieu. Longtemps à l’abandon, le village renaît pas à pas, avec une trentaine d’habitants et un projet de réhabilitation soutenu par le Grand Site. Certaines ruelles restent fermées par sécurité ; on y voit notamment l’église Saint-Géniès. Respectez les lieux : ils sont habités.
Garrigues, pelouses sèches et vignes abritent des oiseaux protégés, dont le bruant ortolan et la fauvette pitchou : le territoire est une zone de protection spéciale Natura 2000 de près de 12 800 hectares, désignée en 2003 pour une vingtaine d’espèces d’oiseaux d’intérêt européen. Pour les préserver, restez sur les sentiers, ne faites pas de feu et ne roulez pas sur les rives.
Au lac du Salagou, juillet et août sont les mois des sports nautiques, mais aussi de la forte chaleur et de l’affluence. Le printemps et l’automne sont parfaits pour marcher, avec des couleurs plus vives sur les pentes. En hiver, le site est calme et les lumières superbes, mais la plupart des hébergements et des loueurs sont fermés.
Deux campings sont installés sur les rives mêmes, dont un naturiste, et une demi-douzaine d’autres se trouvent au bord de la Lergue ou de l’Hérault, entre Lodève, Canet, Gignac et Fontès, à un quart d’heure de route environ. Comparez leurs piscines, leurs hébergements et leur distance à l’eau dans notre sélection de campings au bord de l’eau près du lac du Salagou.
Oui, sur plusieurs plages contrôlées chaque été, comme Le Mas à Celles ou l’ancienne route à Liausson, classées en bonne qualité en 2026. Il est interdit d’approcher à moins de 200 mètres du barrage.
Les collines sont formées de ruffes, des sédiments argileux déposés au Permien, il y a plus de 250 millions d’années, riches en oxyde de fer.
Le barrage a été achevé en 1969. Le plan d’eau artificiel couvre environ 750 hectares.
Paddle, kayak, canoë, pédalo, dériveur, planche, wingfoil et bateau électrique, auprès de la base nautique de la baie des Vailhés ou de la base de plein air côté Clermont-l’Hérault.
La montée au mont Liausson (535 m, environ 7 km en boucle) pour la vue, un tronçon des rives par la presqu’île de Rouens, ou la boucle de Mourèze (7,5 km, 2 h 30 à 3 h).
Oui, en restant sur les espaces ouverts : certaines ruelles sont fermées par sécurité. Le hameau compte aujourd’hui une trentaine d’habitants.
Oui, avec le cirque de Mourèze, depuis le 1er juillet 2024. Le territoire accueille environ 550 000 visiteurs par an.
Dans l’un des deux campings installés sur les rives, ou dans un camping au bord de la Lergue ou de l’Hérault, à Lodève, Canet, Gignac ou Fontès, à un quart d’heure de route environ.
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